LA SURCONSOMMATION DE VIANDE ET SON IMPACT

viande-fourchette

La consommation de viande dans le monde a quadruplé en 50 ans : elle a atteint 286,2 millions de tonnes en 2010. Or, cette surconsommation actuelle de viande s’avère nocive pour notre santé, et l’élevage intensif, nécessaire à cette production en masse, s’avère quant à lui nocif pour l’environnement et à l’origine de maltraitances animales.

QUELQUES CHIFFRES CLÉS

consommation viande un Europeen

Consommation moyenne de viande / hab dans le monde : 41,8 kg /an.

Américains : 120 kg de viande /an

Européens : 90 kg /an

Pays en Développement : 31,5 Kg /an

D’OÙ VIENT LA VIANDE QUI ATTERRIT DANS NOS ASSIETTES?

Pour répondre à la demande des consommateurs, l’élevage a dû changer.Son objectif : produire le plus possible, le plus rapidement et à un moindre coût. C’est donc développée une forme d’élevage intensif, qualifié d’industriel. Désormais, les fermes industrielles entassent jusqu’à 30 000 têtes d’une espèce, et nous arrivons environ à 60 milliards d’animaux élevés industriellement chaque année selon la FAO[1] ! Cela pose de graves problèmes d’ordre comportemental, sanitaire et environnemental.

CONSTAT 1 : L’ÉLEVAGE INDUSTRIEL COMMET DES ACTES DE BARBARIE ENVERS LES ANIMAUX

5 minutes en images pour en prendre conscience…

CONSTAT 2 : L’ÉLEVAGE INDUSTRIEL GÉNÈRE DES RISQUES SANITAIRES

99,5 % de la viande consommée en France provient de systèmes industriels. Or la qualité de la viande d’animaux gavés de céréales génétiquement modifiés, de farines animales[2], bourrée d’hormones et d’antibiotiques, irradiée ou gazée au CO2 et à l’azote pour garder plus longtemps sa belle couleur rouge … est remise en cause.

Il y a, bien sûr, la maladie de Creutzfeldt – Jacob, qui renvoie à l’épisode de la crise de la vache folle en 1996, mais il y a certainement d’autres risques infectieux encore inconnus, dont des équipes spécialisées de l’INRA[3] surveillent l’apparition…

CONSTAT 3 : L’ÉLEVAGE INDUSTRIEL GÉNÈRE DES PROBLÈMES DE SANTÉ

L’étude de Harvard ci-dessus menée auprès de 120 000 personnes sur 24 ans corrobore celle réalisée en 1990 par l’OMS[4] qui démontrait que l’augmentation des MALADIES CARDIO-VASCULAIRES et des CANCERS serait due en grande partie au système d’élevage intensif, ainsi que la NOCIVITÉ des produits phytosanitaires, pesticides, engrais chimiques utilisés dans les cultures alimentant le bétail, ainsi que les antibiotiques, vaccins, tranquillisants, antiparasitaires absorbés par les animaux et donc par les consommateurs.

La demande en protéines animales, assimilées à un confort indispensable, ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, tous les nutritionnistes s’accordent pourtant à dire que la consommation en viande est trop importante dans les pays occidentaux. Cela engendre de nombreux problèmes de santé, y compris un risque élevé d’accidents cardio-vasculaires.

CONSTAT 4 : L’ÉLEVAGE INDUSTRIEL POLLUE L’ENVIRONNEMENT ET MENACE L’AVENIR DE LA PLANÈTE

En effet, environ 60 milliards de têtes de bétail éparpillées sur la planète.

1 KG DE VIANDE

Cela pose forcément des problèmes environnementaux :

  • La culture intensive de céréales dont le maïs pour les nourrir entraîne une utilisation massive de pesticides, engrais chimiques et le développement des O.G.M
  • Le cheptel bovin rejette à lui seul 100 000 tonnes de méthane chaque année, molécule responsable de la destruction de la couche d’ozone >> notre consommation excessive de viande est responsable de 18% des effets de réchauffement climatique dans le monde
  • Nous constatons une pollution des nappes phréatiques et des sols par usage massif d’engrais chimiques et pesticides
  • Le problème de la gestion des excréments de ces millions d’animaux se pose. Pour info: 1 vache = 30 kg d’excrément par jour et la volaille = 6 milliards de tonnes de déjections par an. Que faire par exemple des 26 millions de tonnes de déchets du  N°1 de production de viande de porc aux Etats Unis (Smith Field Foods)? La solution? Les « lagons »! Ces déchets sont entassés dans des réservoirs creusés d’une superficie d’environ 10.000 m² pour 9 m de profondeur, où se mélangent excréments, urine, sang, cadavres de porcs et porcelets et où vivent des millions de bactéries.

CONSTAT 5 : L’ÉLEVAGE INDUSTRIEL ENTRETIENT LA FAIM DANS LE MONDE

Le bétail absorbe 1/3 de la production des céréales produites dans les pays où sévit la famine. Par exemple, 90% de la récolte de soja est utilisée pour nourrir les animaux ! Comme le dit Jean Ziegler de l’ONU, l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui sans aucun problème nourrir la population…Si elle n’était pas avant tout destiné à l’élevage afin de répondre à notre surconsommation de viande… Un bœuf abattu fournit 200 kg de viande pour la consommation humaine, soit 1500 repas. Avec les céréales qu’on lui a données pour l’élever, on aurait pu servir 18000 repas![5]

 

MAIS ALORS, QUELLES SOLUTIONS ?

Réduire sa consommation de viande est en effet une solution majeure qui permet de préserver sa santé, l’environnement, veiller au bien-être animal et lutter contre la faim dans le monde. Et cette solution est à la portée de tous !

Certains envisageront peut être d’arrêter complètement d’en consommer, et choisiront alors de se tourner vers une alimentation plus végétale.

Ce sujet fera prochainement l’objet d’un article car le MYTHE : PAS DE VIANDE PAS DE PROTÉINE est encore solidement ancré dans nos esprits, et encore plus chez les sportifs.

Savez-vous que FRANCK MEDRANO , PATRICK BABOUMAN ( l’homme le plus fort du monde 2013) MYKE TYSON, CARL LEWIS, DAVE SCOTT (sextuple vainqueur de l’Ironman Triathlon d’Hawaï) et SCOOT JUREK  (ultramarathonien qui a parcouru plus + 266 kms en 24H) sont tous des sportifs VEGAN ? Il semblerait que les protéines végétales permettent de belles performances sportives !

 

Nous avons donc tous des solutions à notre portée. Et quel que soit celle que nous choisissons, à chaque fois que nous fermons les yeux sur la provenance de votre viande au supermarché, sur les conditions d’élevage des animaux et les conséquences environnementales engendrées par l’élevage industriel, nous entretiendrons en conscience ce système barbare et destructeur.

[1] Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

[2] Rendering ou North Texas Protein : recyclage des carcasses animales en provenance des abattoirs ou des cliniques vétérinaires. Interdites en Europe en 1997 suite à la crise de la vache folle, les farines animales (PAT Protéines Animales Transformées) sont de retour depuis février 2013 et servent à nourrir les poissons d’élevage.

[3] Institut National de la Recherche Agronomique

[4] OMS : Organisation Mondiale de la Santé

[5] BOURGOIN Christine, Les protéines végétales, Labèges, Editions Dangles, 2001.

2 Responses to LA SURCONSOMMATION DE VIANDE ET SON IMPACT

  1. […] Cliquez ici pour voir l’article  […]

  2. Shelton Maeva dit :

    excellent article !

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