ENTRAINEMENT et HORMONES

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L’entraînement sportif stimule la production d’hormones. Hormone de croissance, endorphine, testostérone…Autant d’hormones dont les noms sont en effet très connus dans le milieu sportif…Mais qu’est-ce que la réponse hormonale à l’entraînement ? A quoi servent ces hormones produites ? Quels sont leurs effets ? Là, ça devient un peu plus flou ! Je vous propose quelques éclaircissements dans cet article.

LES HORMONES : PETITE PRÉSENTATION

Les hormones sont des substances chimiques sécrétées par les glandes endocrines. L’exercice musculaire induit de grandes perturbations auxquelles l’organisme doit s’adapter. Le système endocrinien coordonne l’action des cellules de tous les organes par l’intermédiaire des hormones déversées dans la circulation sanguine et lymphatique en direction de leurs cellules cibles.

Au plan de leur structure chimique, les hormones se répartissent en 2 groupes :

  • Les hormones protéiques
  • Les hormones stéroïdes qui elles pénètrent directement dans la cellule et vont exercer leur effet sur une des structures spécifique de la chaîne de l’ADN.

Les hormones sont présentes en permanence dans le sang et la lymphe afin s’assurer l’homéostasie de l’organisme et ces concentrations sanguines multihormonales rendent très complexes l’interprétation des effets constatés.

Sans rentrer dans les détails des glandes endocrines, nous allons simplement dresser un portrait des principales hormones intervenant dans la régulation des perturbations métaboliques liées à l’exercice[1].

     HORMONES STÉROÏDIENNES

HormonesAction métabolique
Cortisol↑ du glucose sanguin↑ de l’utilisation des acides aminés

↑ de la gluconéogenèse hépatique

↑ de la mobilisation des lipides

Aldostérone↑ de la rétention du sodium et du potassium
OestradiolAltération du métabolisme lipide, cycle menstruel
Testostérone↑ des acides aminés prélevés dans le muscle

HORMONES PROTÉIQUES DÉRIVÉES DES ACIDES AMINES

 

Adrénaline / Noradrénaline

↑ du glucose sanguin↑ des acides gras libres

↑ de la fréquence cardiaque

↑ de la pression sanguine

↑ de la contraction musculaire

Thyroxine / Triiodothyroxine↑ des taux métaboliques↑ de la consommation d’O2

↑ de la mobilisation des lipides

HORMONES PROTÉIQUES POLYPEPTIDES
Hormone de croissance↑ du glucose sanguin↑ de la synthèse protéique

↑ des acides gras libres sanguins

ACTH / Glucagon↑ du glucose sanguinStimulation de la glycogénolyse
Insuline↓ Du glucose sanguin↑ de la pénétration du glucose dans les cellules et de son utilisation
ADH (hormone anti-diurétique)↑ de la rétention liquidienne

LES HORMONES « STAR » EN FITNESS ET EN MUSCULATION

HORMONES

Vous entendez souvent parler d’endorphine, de cortisol, d’hormone de croissance et de testostérone dans ces disciplines sportives. Zoom sur ces hormones « star » !

Les endorphines

Ce sont des neurotransmetteurs  produits et libérés par des régions du cerveau appelés l’hypophyse et l’hypothalamus.  Elles agissent sur l’organisme comme « analgésique naturel».  C’est-à-dire qu’elles permettent datténuer et de faire cesser la douleur. On les retrouve principalement dans le cerveau et la moelle épinière ainsi que dans le système digestif. Une fois sécrétées, elles se dispersent dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang. D’après les spécialistes, la production de ce neurotransmetteur est accentuée après un effort important. La production d’endorphines peut durer quinze minutes sans interruption et les effets sont ressentis pendant quarante-cinq minutes environ. La sécrétion intervient le plus souvent lorsque le corps doit supporter une douleur. Les endorphines permettent à l’organisme de se surpasser et entraînent cet effet « euphorisant ».

Le cortisol

Hormone glucocorticoïdes qui stimule la synthèse du glucose dans le foie (néoglucogenèse hépatique) mais inhibe celle des lipides. En revanche, elle stimule la mobilisation des lipides en réserve dans les tissus adipeux et augmente la dégradation (catabolisme) des protéines en leurs acides aminés. L’ensemble de ces effets sur les métabolismes augmente les « combustibles » mis à disposition de la contraction musculaire.

L’hormone de croissance

Hormone tristement célèbre dans le monde du body-building. Mais pourquoi une telle popularité ? Tout simplement car, outre ses actions sur la croissance de toutes les cellules de l’organisme, présente une action très importante sur les métabolismes énergétiques : en facilitant la pénétration des acides aminés dans la cellule, l’hormone de croissance permet d’accroître la synthèse (anabolisme) des protéines, ce qui explique notamment son action sur la croissance des différents tissus (musculaires, osseux). De plus, elle favorise la mobilisation des acides gras libres à partir des adipocytes du tissu adipeux et des réserves intracellulaires et freine l’utilisation intracellulaire des unités glucose. Elle a donc  un effet hyperglycémiant et permet le catabolisme des graisses.

La testostérone

Hormone androgène, la testostérone a des actions masculinisantes (appareil génital mâle et caractères sexuels secondaires). Elle augmente l’anabolisme protidique (muscles et os) et elle stimule le travail musculaire.

CONCLUSION

Ce portrait simplifié ne doit pas nous faire oublier la complexité des concentrations sanguines multihormonales. L’entraînement stimule en effet la production d’hormones aux effets parfois antagonistes.

Retenons simplement qu’au cours du travail musculaire, l’inhibition de la sécrétion de l’insuline entraîne une élévation des concentrations sanguines en glucose, en acides gras et en acides aminés. Cette élévation favorise la production d’énergie tout en maintenant une glycémie relativement stable. Au cours de la phase de récupération, ces effets tendent à s’inverser. L’élévation de la sécrétion d’insuline et la baisse vers la valeur de repos des autres hormones permettent de reconstituer les réserves énergétiques et de reformer les protéines dégradées à partir des nutriments apportés par l’alimentation.

J’espère que ces quelques éclaircissements vous auront rendu la réponse hormonale à l’entraînement moins obscure !

A la semaine prochaine!

Réale

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[1] Ouvrage Collectif, L’Educateur sportif – Préparation aux Brevets d’Etat (1er et 2e degrés), Paris, Vigot, 2005

4 Responses to ENTRAINEMENT et HORMONES

  1. Reva dit :

    Voila j’ai 31 ans et subit une ovariectomie bilatérale .On m’a retiré les 2 ovaires donc je suis ménopausée.
    je prend des hormones de substitutions .
    J’aimerais reprendre le sport
    en quoi cela agirait sur mon corps ?
    merci

    • reale dit :

      Bonjour. Je n’ai pas insisté sur les glandes endocrines dans mon article, mais les hormones sont sécrétées par une multitude de glandes. L’hypophyse antérieure implique la sécrétion de l’hormone de croissance et d’endorphines par exemple ; le pancréas l’insuline, l’hypophyse postérieure l’ocytocine, les glandes surrénales médullaires l’adrénaline et la noradrélanine (cathécholamines)… Ainsi, ton ovariectomie bilatérale ne va pas affecter l’ensemble de ta réponse hormonale à ton entraînement sportif. Concernant plus particulièrement la ménopause, je t’invite à rester connectée à Green Zone…Tu trouveras des éléments de réponses très très très vite 😉 Bonne reprise sportive! Réale

  2. Vetea-Arii RAIOHA dit :

    bnsoir est ce que la gellule testotérone en le prends avant ou après le sport SVP? merci de votre aide

    • reale dit :

      Bonjour. Cet article porte sur la réponse hormonale endogène à l’entraînement, à savoir la réaction de ton propre corps à l’entraînement. Il ne s’agit en aucun d’un apport exogène que je désapprouve car cet apport exogène va venir perturber ton système endocrinien, sans compter les risques majeurs reconnus sur la santé à moyen/long terme. Libre à toi de préserver ta santé ou non! Réale

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