AU SECOURS, je suis en BONNE SANTÉ !

« Bien conçue, une alimentation végétarienne, y compris végétalienne, est saine, adaptée au plan nutritionnel et peut procurer des avantages pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Elle est appropriée à toutes les périodes de la vie, en particulier la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, le troisième âge, ainsi que pour les athlètes. » AND

Malgré la position favorable au végéta*isme de l’Academy of Nutrition and Dietetics aux États-Unis qui comprend plus de de 100 000 membres ; malgré que cette position soit relayée par :

– les diététiciens du Canada

– le service national de santé britannique

– le conseil national de la santé et de la recherche médicale en Australie

– la direction générale de la santé au Portugal

– le ministère de la santé d’Israël

La position française reste frileuse voir critique quant à ce type d’alimentation qui a pourtant aujourd’hui fait ses preuves tant sur le plan de la santé que sur le plan environnemental et éthique.

Mon médecin m’accompagne chaque année dans ma démarche de bilan sanguin. Et chaque année, zéro trace de carences ou autres supposés déséquilibres causés par mon alimentation végétalienne.  Alors je partage mes résultats avec vous pour montrer que OUI, bien menée, (et j’insiste là-dessus car il ne s’agit pas de manger trois graines et des feuilles de salade !!!), une alimentation végétalienne est « saine, adaptée sur le plan nutritionnel ».

J’entends souvent que les sportifs (dont je fais partie), les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants, adolescents et les personnes âgées doivent être extrêmement vigilants. Personnellement, par mon parcours sportif et mes résultats sanguins, je suis convaincue que ce type d’alimentation est parfaitement adapté à ma pratique sportive. Et cette position est relayée aussi bien par l’Académie de nutrition et de diététique des États-Unis que par les diététiciens du Canada (pour ne citer qu’eux) : « une alimentation végétalienne bien menée peut répondre à tous ces besoins. Elle est sûre et saine pour les femmes enceintes qui allaitent, les nourrissons, les enfants, les adolescents et les personnes âgées ». Évidemment, là encore, cette alimentation doit être bien menée. Mais pour cela, encore faut-il que la population ait accès à des sources d’informations fiables à ce sujet.

C’est pourquoi je travaille en collaboration avec l’Association Végétarienne de France dont les comités scientifiques, composés de médecins et d’universitaires, sont chargés d’évaluer et de réactualiser en permanence la documentation fournies par l’association au regard des plus récentes données scientifiques disponibles.

J’aimerais citer ici le point de vue de la présidente de l’AVF sur le sujet : « En France, où subsistent beaucoup de freins au végétarisme et au véganisme, il s’agirait tout d’abord de lever ces freins, par exemple en produisant des recommandations nutritionnelles conformes aux connaissances scientifiques, et donc a minima ouvertes au végétarisme et au végétalisme, ou, mieux, présentant les bénéfices de ces alimentations »(1)

Quand on sait que 40% de la population est obèse (donc malade) à Tahiti, il serait judicieux d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion quant à nos modes de consommation, de surcroît lorsqu’on sait que ce type d’alimentation « peut procurer des avantages pour la prévention et le traitement de certaines maladies ».  Regardons de plus près la position de l’AND sur le végéta*isme et les maladies chroniques :

Que dit l’AND sur les maladies chroniques[2] ?

L’AND (Academy of nutritions and Dietetics) estime que l’alimentation végétarienne permet un meilleur contrôle du poids corporel et des pertes de poids plus importantes et plus durables. Elle protège de la maladie cardiaque ischémique (infarctus du myocarde) en diminuant les facteurs de risque (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, obésité abdominale, hyperglycémie).

Les véganes ont le risque de diabète de type 2 le plus faible. L’alimentation riche en céréales complètes, fruits, légumes, légumineuses, graines et oléagineux, d’un côté, et pauvre en céréales raffinées, viande rouge, charcuterie et boissons sucrées d’autre part, réduit le risque de diabète. L’alimentation végétarienne ou végane peut aussi jouer un grand rôle dans le traitement du diabète de type 2.

Une alimentation végétalienne paraît conférer une plus grande protection contre tous les types de cancers, comparée à tout autre type d’alimentation.

Les véganes qui ont un apport en calcium suffisant (plus de 525 mg par jour) ont un risque de fracture lié à l’ostéoporose identique à celui de non-véganes. La santé osseuse est liée à des apports adaptés, particulièrement en calcium, vitamine D, vitamine B12 et protéines.

Que dit l’AND sur les risques de carences chez les végéta*iens[3] ?

Elle rappelle que l’alimentation végétarienne, y compris végane, fournit, voire excède les apports recommandés en protéines, à tous les âges de la vie, pour les athlètes y compris.

Les apports des végétariens en acides gras, particulièrement l’acide alpha-linolénique (un oméga 3 qu’on trouve principalement dans les graines lin, chia, colza, cameline, chanvre, les noix et leurs huiles) doivent être augmentés chez les végétariens. Il est recommandé aux femmes enceintes ou allaitantes et à certains malades (hypertendus, diabétiques) de se supplémenter en DHA extrait d’algues.

En ce qui concerne le zinc et le fer, le risque de carence est jugé peu important et il est noté pour ce dernier que l’organisme s’adapte en augmentant l’absorption du fer d’origine végétale et en réduisant les pertes.

Il est estimé que les véganes qui ne consomment pas de sources d’iode, telles que le sel iodé ou les algues ont un risque de carence. L’académie recommande aux femmes véganes en âge d’avoir des enfants de se supplémenter en iode.

Les végétariens qui consomment des œufs et du lait ont des apports suffisants en calcium, alors que ceux-ci peuvent parfois être insuffisants chez les véganes. La consommation d’aliments riches en calcium hautement biodisponible (notamment chou kale, feuilles de navet, chou chinois, bok choi, tofu enrichi en calcium, laits de plantes enrichis en calcium) est recommandée, voire une supplémentation à faible dose dans certains cas.

Depuis quelques années, on sait que le rôle de la vitamine D en matière de santé va bien au-delà du seul métabolisme osseux. Le document recommande donc, si l’exposition solaire est insuffisante, une supplémentation, de préférence en vitamine D3, mieux absorbée par l’organisme.

L’académie recommande, non seulement aux véganes, mais à la plupart des végétariens une supplémentation en vitamine B12. Elle considère que les aliments fermentés et les algues ne sont pas des sources fiables de cette vitamine.

Personnellement, je me supplée effectivement en Vitamine B12. Le reste est apporté par le biais de mon alimentation dont je veille à l’équilibre nutritionnel tout autant qu’à la densité micro nutritionnelle. Et mes analyses récentes du 4 octobre 2018 n’ont à nouveau montré aucune carence, ce qui évidemment me réjouis.

Alors si j’ai un petit conseil à vous donner : faites vos bilans sanguins. C’est un excellent moyen de savoir où vous en êtes en terme de santé car « mieux vaut prévenir que guérir » n’est-ce pas !

Et le contenu de nos assiettes y contribue grandement 😉

Prenez soin de vous !

Réale

(1) Elodie Vieille Blanchard, Révolution Végane, Paris, Dunod, 2018

[2] https://www.vegetarisme.fr/and-position-2016/

[3] https://www.vegetarisme.fr/and-position-2016/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *